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Les premiers mois d’activité...

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Durant les premiers mois d’activité, le chef d’entreprise va découvrir et se familiariser avec le monde de l’entreprise, celui de son environnement et mettre en oeuvre les moyens, procédures qui permettront de contrôler l’efficacité de l’entreprise.

Il va devoir notamment :

1) Concevoir et mettre en place ses actions commerciales

En repartant des actions commerciales définies dans le dossier de création, il conviendra :

  • de détailler leur contenu en se remémorant pour chacune d’elles leur objectif,
  • de se doter d’un outil (tableaux de bord) qui permette de définir les différentes phases de chaque action ainsi que le temps à y consacrer et de vérifier que leur coût soit bien en adéquation avec le budget prévu à cet effet.

En suivant bien l’effet de chaque action, on peut identifier celles qui ont le meilleur ratio "coût/temps/efficacité".

2) Lancer une action de communication

Les actions de communication ont pour but d’aider le créateur à atteindre ses objectifs commerciaux en lui procurant une visibilité auprès de la clientèle qu’il entend convaincre. Si ces actions sont efficaces, elles doivent, en toute logique, générer une croissance de l’activité.
Mais atention, la croissance n’est pas toujours synonyme de réussite ! Elle peut se retourner de manière redoutable contre l’entreprise en phase de démarrage qui se trouve "dépassée" après quelques articles dans les journaux, une petite campagne publicitaire ou un mailing...
En effet, à ce stade de son développement, l’entreprise n’a pas forcément la trésorerie nécessaire pour faire face à un accroissement de son activité avec toutes les conséquences que cela implique (embaucher rapidement, acheter des nouveaux équipements...). D’où l’utilité de préparer et tenir à jour avec soin le plan de trésorerie.

Il convient de respecter quelques principes avant de lancer une action de communication :

  • Attendre que le produit ou le service soit parfaitement mis au point. En effet, un client insatisfait génère une contre-publicité qui peut faire perdre des parts de marché 
  • Ne pas faire de publicité si le prix de vente n’est pas encore fixé 
  • Etre sûr d’avoir les moyens de suivre la demande. Rien de plus négatif que des retards de livraisons, ou de ne pas offrir le service prévu 
  • Etre sûr de maîtriser un niveau de distribution efficace. Il faut que le consommateur puisse trouver le produit qu’on lui propose à proximité de chez lui 
  • Ne pas acheter "d’espace publicitaire" trop tôt avant l’ouverture. Cela permet de disposer du temps nécessaire au démarrage proprement dit de l’entreprise, qui comporte toujours une part d’imprévu venant retarder le bon fonctionnement de celle-ci. Mieux vaut procéder à une inauguration officielle, ou à l’insertion d’un article dans la presse, deux à trois semaines après l’ouverture et être assurer de pouvoir satisfaire sa clientèle 
  • Tenir compte de la saisonnalité et communiquer régulièrement (deux fois par an au minimum car c’est le seuil minimal d’efficacité de la communication)

3) Faire face à des échéances fiscales et sociales

TVA, Taxe Professionelle, Impôt sur les Sociétés, Impôt sur le Revenu, régime micro, régime réel, franchise en base, taxe sur les salaires... la création d’une entreprise plonge inévitablement les créateurs dans un nouvel univers qui peut paraître incompréhensible, voire effrayant, pour un non initié.

Pour éviter de se laisser surprendre et être en mesure de dialoguer avec les administrations concernées, il est indispensable de connaître et de comprendre les principes de base qui régissent la fiscalité des entreprises et les obligations comptables qui en découlent.

De manière très schématique, il faut savoir que la majorité des entreprises sont soumises à trois grands types d’imposition :

a) L’imposition de ses bénéfices : toute la complexité du système d’imposition des bénéfices de l’entreprise tient au fait que l’on confond généralement deux choses :

  • le type d’imposition : imposition sur le revenu (IR) ou imposition sur les sociétés (IS), qui dépend de la structure juridique choisie,
  • le mode de détermination du bénéfice imposable : régime de la micro entreprise, régime du bénéfice réel (pour les BIC) ou de la déclaration contrôlée (pour les BNC), qui dépend, d’une part de la structure juridique choisie, et d’autre part de l’importance du chiffre d’affaires susceptible d’être réalisé.

Les obligations comptables des jeunes entreprises dépendent du mode de détermination des bénéfices applicables.

b) La taxe professionnelle (TP) : c’est un impôt qui contribue au financement des charges des collectivités locales. Son taux est donc déterminé par les collectivités concernées. A la taxe professionnelle proprement dite, s’ajoutent trois taxes additionnelles :

  • la taxe spéciale d’équipement,
  • la taxe perçue au profit des Chambres de commerce et d’industrie,
  • la taxe pour frais de Chambres de métiers.

c) La TVA : c’est un impôt "indirect" sur la consommation, qui atteint, en principe, tous les biens et services consommés ou utilisés en France. Les entreprises jouent un rôle de collecteur d’impôt pour le compte de l’Etat elles facturent la TVA à leurs clients et la reverse ensuite au Trésor, déduction faite de la TVA payée sur les achats constitutifs de son prix de revient.
NB : la TVA est à 8,5% à la Martinique.
Selon les cas,les entreprisespeuvent également être soumises à certaines taxes complémentaires : taxe sur les salaires, taxe d’apprentissage, taxe sur les véhicules de société...

4) Contrôler la montée en régime de son entreprise, en observant un certain nombre de principes de gestion

Pour se donner les meilleurs chances de réussite, il est indispensable :

  • d’observer un minimum de principes de gestion : limiter les frais fixes, avoir une parfaite connaissance des prix de revient, surveiller les postes clients et fournisseurs,les stocks et les investissements, contrôler l’application de sa politique commerciale 
  • de contrôler en permanence la réalisation des prévisions par des outils de gestion adaptés.
  • 5) Gérer le développement de son entreprise

    Au bout de quelques mois d’activité, lorsque l’environnement de l’entreprise est bien maîtrisé et que la phase de démarrage est bien entamée, arrive l’étape suivante : le développement de l’entreprise.

    Le rôle de chef d’entreprise prend alors toute sa dimension, puisqu’il lui appartient de prévoir l’avenir de son affaire tout en continuant à gérer strictement le présent.

    Sa fonction s’élargit : il doit être capable de prendre du recul par rapport aux activités quotidiennes et se mettre en situation de réflexion sur l’avenir.
    Ce travail délicat de réflexion stratégique le conduira peut-être à :

    • faire des choix stratégiques : spécialisation, diversification...
    • changer de structure juridique : passer par exemple d’entrepreneur individuel en société ou de SARL en SAS... les critères de choix d’un statut peuvent très vite évoluer 
    • s’associer avec des personnes disposant de compétences complémentaires.
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